Mon choix de chaussures pour le Chemin de Compostelle
- Linda
- 14 mai 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 août 2020
" La marche ne consiste pas à gagner du temps, mais à le perdre avec élégance."
(David Le Breton)
Bien choisir ses chaussures de marche pour le Chemin est un choix personnel à chacun. Tout dépend de votre forme physique, de vos blessures antérieures, de votre âge etc.
Les boutiques sont remplies de modèles différents, et cela devient facilement compliqué de choisir la bonne paire. Nous avons tous des besoins personnels différents, et il est difficile pour moi de recommander des chaussures spécifiques, car chaque personne a ses propres préférences.
Par-contre, je conseille fortement de faire l’achat de vos chaussures plusieurs semaines à l’avance pour les tester en condition réelle pendant vos pratiques de marche.
La première paire que j’ai achetée était des chaussures hautes pour protéger mes chevilles faibles. Mais, après les avoir essayé de nombreuses fois, je n’étais pas du tout confortable pour marcher en montagne pendant plusieurs heures.
Puis, un jour où je marchais tranquillement, j’ai vu un homme pratiquer la course en montagne. J’étais tellement surprise de le voir courir comme s’il s’agissait d’un terrain plat, que j’ai regardé ses chaussures. J’ai vu qu’il s’agissait de chaussures de course, mais avec des semelles qui ressemblaient à de petites bottes de montagne.
J’ai donc fait quelques recherches pour ce genre de chaussures et j’ai été étonnée du résultat. J’ai découvert qu’il existait des chaussures de course pour les sentiers en montagne offrant une traction supérieure et un bon contrôle de freinage dans les descentes. Il me fallait ce genre de chaussures.
Mon choix c’est finalement arrêté sur une paire de chaussures de course La Sportiva Wild Cat 2.0 Goretex. Elles sont doublées d'une membrane GORE-TEX très respirante pour éviter la surchauffe durant les randonnées, en plus de posséder une excellente capacité d'amortissement des chocs.

La semelle extérieure agressive mord dans le sentier et assure une excellente traction. Ces chaussures sont idéales pour les sorties prolongées sur terrain varié. Après les avoir testées pendant plusieurs semaines, j’avais enfin choisi mes chaussures de marche. Elles étaient parfaites pour mon confort, ma sécurité et pour les différents sentiers que j’allais fréquenter.
Puis, j’ai dû choisir des sandales. Je suis donc allée dans une boutique spécialisée et j’ai discuté avec le vendeur qui était un expert.
Il m’a conseillé quelques modèles, et j’ai finalement choisi les sandales Ecco Yucatan que j’ai adorées porter pendant le pèlerinage.
La robuste semelle extérieure en caoutchouc procure une adhérence et une traction optimale sur la plupart des surfaces et elles sont légères, offrant ainsi un excellent soutien pour le confort de marche supérieur, parfait pour des chemins peu accidentés.
Quand mes pieds commençaient à me faire souffrir et que le sentier n’était pas trop montagneux, je portais mes sandales. Parfois, Il m’est arrivé de les porter avec des bas pour me protéger des coups de soleil et des tiques. Il est important de faire attention en forêt et de bien se protéger quand vient le temps des tiques, car elles pourraient être porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi qui déclenche la maladie de Lyme chez l’humain.
Avec l’expérience que j’ai acquise durant cette longue expédition, j’ai été très satisfaite du choix de mes chaussures. La seule grande erreur que j’ai faite durant le pèlerinage, c’est que j’ai changé la semelle intérieure de mes souliers vers la fin de la randonnée, car une dame m’avait suggérée une semelle orthopédique qui se vend en pharmacie. Elle croyait que cela m’aurait aidé avec mon genou.
Après avoir changé les semelles et avoir jeté les originaux (grande erreur de ma part), j’ai commencé à avoir des ampoules aux talons. Donc, je suggère fortement de ne jamais changer vos semelles intérieures si cela n’est pas nécessaire.
Pour terminer, je conseille de ne jamais oublier l’importance de nos pieds. Ils sont précieux, car ce sont eux qui nous accompagnent sur ce chemin sacré de Compostelle.
Chaque pas réalisé nous approche plus près de soi, de notre cœur, de nos cellules. Même, si parfois on a l’impression de reculer, il est important de comprendre que l’on avance toujours sur notre chemin de vie, beau temps, mauvais temps.
Cheminer sur ces sentiers n’est pas une question de compétence, c’est une question de cœur.




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